05/03/2010 16:34

RESTAURATION COLLECTIVE BIO (factotum)

En France, c'est bien connu, on a des idées, mais il est parfois difficile de les meffre en pratique. Frilosité face à la nouveauté, peur d'être trop en avance sur son temps et crainte de ne pas être en adéquation avec les consommateurs font que, trop souvent de bonnes initiatives restent dans les cartons ou ressortent des années plus tard. Dommage ... Dans le domaine alimentaire, la prise de conscience de la « mal bouffe » est relativement récente, notamment en matière de restauration collective. Mais désormais, la pression conjuguée des parents d'élèves et des citoyens, tout simplement, impose une réflexion sérieuse de la part des collectivités gestionnaires de plus en plus, un «passage à l'acte» qui introduit le bio pour les repas des crèches, des cantines, des centres de vacances, des restaurants d'entreprise.

UN PARTENAIRE EN RESTAURATION COLLECTIVE BIO DE PROXIMITÉ

La SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif) Resto Bio Midi-Pyrénées a parmi les premières, compris l'importance de cette démarche nouvelle qui consiste a «faire manger mieux» en privilégiant l'équilibre diététique, en favorisant la redécouverte de saveurs oubliées, en contribuant, tout simplement, à la santé de tous et de chacun. À l'origine de cette structure? Des groupements de l'agriculture biologique (GAB) du Gers et des Hautes - Pyrénées qui ont souhaité s'organiser pour proposer des produits sains et respectueux de l'environnement. Lourde gageure dans un secteur dominé par des mastodonte comme la Sodhexo et d'autres, d'autant que les ambitions de ces pionniers vont au-delà de la simple fourniture de repas. A travers l'introduction du bio en collectivité, il s'agit pour les coopérateurs de contribuer au développement d'une agriculture biologique, durable et respectueuse de l'environnement dans les  territoires concernés, d'encourager l'implantation ou la conversion en agriculture biologique dans la mesure où des débouchés pérennes sont proposés et, donc, de contribuer a créer une dynamique d'emploi et du lien social sur le plan local. Informer et éduquer font également partie des objectifs que s'est fixée cette SCIC, dont le statut, lui non plus, est loin d'être neutre. Il est en effet lié à un agrément préfectoral, sur « l'Intérêt Collectif et l'Utilité Sociale» : l'utilité sociale étant d'utiliser la fonction alimentaire sur un territoire comme un levier pour préserver l'environnement et la santé publique tout en construisant du lien social; l'intérêt collectif résidant alors dans l'offre de production bio vendue, pour le fournisseur, ou a vendre, pour le client. En outre, ce statut est garant d'une gestion non spéculative de cet outil. Le capital social est indivisible et si du bénéfice est réalisé, au minimum 60% de celui-ci doit-être affecté aux réserves impartageables de la SCIC. Sont aujourd'hui coopérateurs de la structure des agriculteurs, le GAB 65 et le GAB 32, une coopérative de producteurs de fruits et de légumes, un comité d'entreprise, des bénévoles et une salariée.

 MANGER MIEUX ET BIO C'EST L'AFFAIRE DE TOUS

pour la collectivité souhaitant bénéficier des compétences de Resto Bio Midi-pyrénées, il existe un catalogue complet des produits proposés; Elle sait d'où vient ce qui composera l'assiette de l'usager, ou des clients. Par exemple, aujourd'hui, les fruits et les légumes proviennent du Gers, des Hautes-Pyrénées, du Béarn, du Tarn et Garonne et du Lot et Garonne. Preuve d'une recherche d'approvisionnement sur un territoire relativement réduit, élément important dans la perspective du développement durable. Et, surtout, il y a un suivi et une planification élaboré en commun pour que les délais entre la prise de commande et la livraison soient parfaitement maîtrisés, sans oublier l'accompagnement technique et pédagogique avec le GAB 65. De nombreuses structures se sont déjà engagées dans cette logique. C'est ainsi que le CMCAS, organisme social majeur dans la région, s'est inscrit dans cette logique de développement durable et solidaire en faisant appel à du bio pour la restauration collective des établissement dont il est gestionnaire. Un autre signe que l'initiative des agriculteurs bio du Gers et des Hautes-Pyrénées était clairement visionnaire, en 2006, et s'inscrit dans un mouvement inéluctable de recherche de qualité pour ce qu'on souhaite dans notre assiette.
http://www.bio65.fr/la_scic_resto_bio_079.htm   petition_maire_h.pdf (55,1 kB)  AGRIA agria64@wanadoo.fr Barascud René rbarascud@orange     

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